Finistère sud : découvrez nos peintres, photographes, graphistes... |
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Né en 1954
Elève d’Anne Millasson
Etudes d’architecture - Académie Julian
Avner, artiste de grand talent, a su rendre avec émotion et vibration l’âme des
êtres d’autrefois dans un style et une écriture des plus personnels, et intemporels,
ne cherchant pas à représenter ce qu’il voit dans le réel, imposant ce qu’il ressent
avec des couleurs de grandes intensités tout en opposition marquant ainsi le
contraste qui caractérise la Bretagne et tout cela dans une parfaite harmonie.
Ses collectionneurs dans le monde entier suivent son parcours à travers cette
peinture en permanente évolution et s’enrichissent de nouvelles découvertes
dont la cote ne fait que monter.
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Coté en ventes publiques :
Brest, Douarnenez, Pontivy, Rambouillet, Versailles, Sens, Evreux, Enghien, Drouot,
Drouot Montaigne...
Livres de références
Akoun, cote des peintres, Mayer, Guidargus, Gazette Drouot...
Ouvrage d’Avner: Gauguin sur le Fil du Temps (parution 1999)
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Biographie
1976 Salon du Luxembourg - Paris
1980 Exposition Club Arts - Chesnay
1987 Exposition Galerie Scot - Paris
1987 Exposition Tivoli à Chatel - Saint-Denis - Suisse
1987 Exposition au Château d’Attalens - Suisse
1987 Salon d’Automne au Grand Palais - Paris
1987-89 Salon des Artistes Français au Grand Palais
(Mention)
1988 Exposition à Tokyo - Japon
1988 1er prix au salon Martin-Luther King - Chesnay
1988 Salon des Lauréats - Chesnay
1988 Salon International (Mention) - Cannes
1989 Exposition à New-York - U.S.A.
1990 Exposition Taggart - Jorgensen à Washington - U.S.A. |
1990 Exposition au Centre Paul Gauguin - Pont-Aven
1990 Exposition Nelly Le Malet - Brest
1991-95 Exposition permanente Carlis - La Guérande - Paris
1991 Reportage FR3 Mille Bravos par Christine Bravo
1992-94 Exposition Brest, Dinard, Auray, Pont-Aven
1997 Exposition Karine Carton - Versailles
1997 Décoration du Mérite et Dévouement Français,
Médaille
d’argent au titre des Arts
1997 Exposition permanente Galerie Avner,
Pont-Aven -
Versailles
2003 Invité d’honneur au 24e salon de Chartres
2004 Reportage FR3 Thalassa
2005 Exposition au Château de Tronjoly |
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« J’aime la Bretagne. J’y trouve le sauvage, le primitif. Quand
mes sabots résonnent sur ce sol de granit, j’entends le ton sourd, mat et puissant que je cherche en peinture ».
Gauguin |
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À la question souvent posée:
Est-il difficile pour un artiste de se
séparer d’une de ses oeuvres?
Oui bien sûr mais c’est surtout de voir briller
les yeux de l’amateur d’art et la joie procurée
qui importe le plus.
Apporter du bonheur, une émotion, c’est le
rôle de l’artiste.
"
Transmettre n’est pas perdre ".
Mais s’arrêter à cela serait restrictif car un
peintre sera toujours un peintre et pour moi,
à part le plaisir transmis il reste le désir de
prolonger mon « œuvre » et de penser au pro-
chain tableau, aux recherches futures pour ac-
complir ce que pourquoi on existe
« Peindre »
Avner |
Maurice Denis nous raconte l’histoire du tableau Le Talisman exécuté
par Sérusier.
C’est à la rentrée de 1888, à l’académie Julian, que le nom de Gauguin nous fut révélé par
Sérusier de retour de Pont-Aven, qui nous exhiba, non sans mystère, un couvercle de boîte à
cigares sur lequel on distinguait un paysage informe, à force d’être synthétiquement formulé,
en violet, vermillon, vert véronèse et autres couleurs pures, telles qu’elles sortent du tube,
presque sans mélange de blanc.
« Comment voyez-vous cet arbre, avait dit Gauguin devant un coin du Bois d’Amour : il est
bien vert ? Mettez donc du vert, le plus beau vert de votre palette — et cette ombre, plutôt
bleue? Ne craignez pas de la peindre aussi bleue que possible. »
Ainsi nous fut présenté pour la première fois, sous une forme paradoxale, inoubliable, le
fertile concept de la « surface plane recouverte de couleurs en un certain ordre assemblée. »
Ainsi nous connûmes que toute oeuvre d’art était une transposition, une caricature, l’équiva-
lent passionné d’une sensation reçue. |

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Qu’est ce que la peinture ?
Dit l’élève à son maître
Qu’elle soit figurative ou abstraite
Qu’une mer soit jaune ou rouge
Alors qu’elle devrait être bleue
Il faut savoir ressentir et non seulement voir
S’inspirer du passé pour aller de l’avant
Avoir une émotion et la faire partager
Faire vivre le vent, le soleil ou la pluie
Savoir donner son âme à chaque coup de couleur
Un peintre c’est tout çà
Avner

(...) Travaillez «librement et follement » vous ferez des progrès et tôt ou tard on saura reconnaître votre valeur
si vous en avez. Surtout ne transpirez pas sur un tableau, un grand sentiment peut être traduit immédiatement:
rêvez dessus et cherchez-en la forme la plus simple. (...)
Gauguin |

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Un journaliste du nom de Louis Leroy, le 25 avril 1874 dans Le Charivari, voulant plaisanter
et par dérision envers les exposants dira ces mots se basant sur le tableau de Monet
Impression, Soleil Levant.
« Impression, j’en étais sûr. Je me disais aussi puisque je suis impressionné, il doit y avoir de
l’impression là-dedans.
Et quelle liberté, quelle aisance dans la facture !
Le papier peint à
l’état embryonnaire est encore plus fait que cette marine-là »
Et il mit en titre de son article : « L’exposition des impressionnistes ».
Le groupe accepta non sans réticence ce qualificatif. |
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La jeune Bretonne
Occultant ces anciennes images d’Epinal qui la rendait naïve, la classant au rang des servantes.
Assujettie, incomprise du genre humain bassement matériel.
Elle est apparue à mes yeux tout auréolée de sa robe d’or, d’argent, de bronze ou d’ébène,
provoquant la nostalgie de ceux qui l’ont vécue et le regret de ceux qui n’ont pu la
connaître.
Elle qui fièrement, scrutant l’horizon, lumière infinie de l’indicible rêve, attendant le marin, le
mari qui ne manquerait pas d’apparaître ou sous un signe obscur aurait disparu par une nuit
sans lune dans le ventre mou de l’océan en furie.
Le regard droit et digne acceptant sans mot dire ce qui est et qui sera.
Avner |
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Le thème de la jeune Bretonne me fut un
jour révélé, et s’est imposé à moi le désir
de la décliner en multiples variations dont
chacune à sa propre identité.
Monet n’a-
t-il pas exécuté quantité de « meules »,
«cathédrales de Rouen », «Nymphéas »
et Cézanne de très nombreuses toiles (87)
sur le thème de « La montagne Sainte-
Victoire?
Et bien d’autres peintres ont suivi ce
même parcours car la répétition d’un su-
jet caractérise une époque marquante
de
la vie d’un artiste, jusqu’à l’aboutissement
de ses sentiments pour ensuite chercher à
découvrir de nouveaux horizons.
Avner
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«(...)Entre deux êtres, lui (Van-Gogh) et
moi, l’un tout volcan et l’autre bouillant
aussi, mais en dedans, il y avait en quelque sorte une lutte qui se préparait.
Tout d’abord je trouvai en tout et pour
tout un désordre qui me choquait. La
boîte de couleurs suffisait à peine à contenir tous ces tubes pressés, jamais refermés et, malgré tout ce désordre, tout ce
gâchis, un tout rutilait sur la toile (...)
Gauguin
"Je me reconnais dans ce désordre !!!"
Avner

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Et quelle est la plus belle partie
de la nation vivante, fructifiant, amenant le progrès, enrichissant le pays.
C’est l’artiste. Tu n’aimes pas l’art,
qu’est ce que tu aimes alors. L’argent. Et quand l’artiste gagne, vous
en êtes. Dans le jeu s’il y a bénéfice
il y a perte et vous ne devez pas participer à la joie si vous ne participez
pas à la peine. Pourquoi donnez-vous
de l’instruction à vos enfants puisque
c’est une peine présente en vue d’un incertain (...)
Gauguin à sa femme Mette |
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« Ne peignez pas d’après nature.
L’art est une
abstraction, tirez-la de la nature en rêvant devant
et pensez plus à la création qui résultera. »
Gauguin à Shuffenecker
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« (...) Ce ne sont pas les artistes forts «qui peuvent vous » faire du tort ce sont les mauvais. Si les
satellites accompagnent la planète celle-ci à son
tour les entraîne dans son mouvement. (...) »
Gauguin |
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Le livre d'Avner
Gauguin, Van Gogh, Monet ou un autre n'étaient pas ce qu'il y avait
d'important dans mon choix, l'important étant de réaliser un autre de mes rêves... écrire.
Etre artiste c'est d'accomplir et de mener jusqu'au bout
sans retenue ce qui est au fond de soi et le faire découvrir.
Dans ce livre réalisé dans le même état que mes tableaux qui
sont toujours exécutés dans l'inconnu sans y avoir réfléchi à l'avance, posant
la couleur au fur et à mesure de mes sensations, j'ai donc fait de même pour
l'écriture, avançant, découvrant la vie de Gauguin petit à petit à travers les
écrits que j'ai pu recueillir.
Avner |
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Se reposant sur des correspondances entre Paul Gauguin et sa
femme Mette, ses amis et sur d’autres documents, Avner a recherché
tout ce qui se rapporte à la vie de cet artiste et l’a relaté, non pas
comme un historien d’art (bien que !), mais à travers le regard
d’un artiste pour un autre artiste tout en respectant les écrits,
prenant part aux joies, aux peines, introduisant les anecdotes si
néçessaire à faire vivre cette oeuvre littéraire forte et sensible à la
fois, se déroulant comme dans un film à travers le temps imagé
qui passe inexorablement de la naissance de Paul Gauguin
jusqu’à lafin de l’année 1888.
Avner s’implique encore plus en insérant pour en expliquer
les textes relatifs aux tableaux, des dessins personnels d’après
les oeuvres essentiellement de Gauguin, mais aussi de Sérusier,
Van Gogh, Laval et Emile Bernard.
Ce livre apporte un éclairage nouveau, vivant, passionnant à
plus d’un titre à travers l’histoire d’un monde bien réel, de
l’impressionnisme qui encadre l’art de cette époque et de ces
hommes que rien n ‘effrayait.
Paul Gauguin fut l’un de ces grands personnages.
Anne Millasson.
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