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Lauréat du prix Othon Friesz, Sociétaire du salon d'automne, Sociétaire du salon des indépendants, Exposition permanente galerie Boler à Paris, Œuvres dans des musés au Canada, Exposition en Suisse à Lucerne, Exposition en Angleterre, Invité d'honneur au « Tonnerre de Brest» |
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"Je suis né dans une banlieue parisienne que l'on dit difficile, je vais
très peu à l'école, et comme je dessine assez bien mon père m'inscrit aux
beaux arts, par dérogation spéciale et aussi grâce à mon dossier.
Je suis admis en cours du soir où je dessine des plâtres pendant toute une année, et à la fin de cette année, je suis le premier et passe en classe supérieure.
Finis les plâtres, je m'attaque aux modèles nus et vraiment à la peinture, ce qui pour un garçon de l0 ans peut paraître exceptionnel.
Je passe mon certificat d'étude à 13 ans, et aussitôt j’entre à l'usine
qui fabrique des poutres en ciment, et je suis content de rapporter un peu
d'argent à la maison.
Puis mes parents veulent me faire apprendre un métier, je prends des
cours de peintre en bâtiment ce qui me permet de connaître les techniques
de préparation des fonds pour les toiles et après 3 ans j'obtiens facilement mon examen.
Je travaille dans des entreprises, mais ma vie c'est la peinture.
Je rentre à l'atelier de Fernand Léger, et comme je suis fils d'ouvrier,
malgré mon jeune âge, il m'accepte.
Pour payer mes études et pour vivre,
je fais des chantiers et grâce aux relations que j'ai rencontré chez Léger,
j'ai fais des chantiers importants pour des gens connus, comme Jacques
Brel, Barbara (dont j'ai fait le portrait) Ludmilla Tchérina danseuse étoile
j'ai peint son appartement et fait les sculptures qu'elle signait. Il y aussi Léo férré, Agnès Capri, et beaucoup d'autres.
Je suis parmi des Américains et peu de français, et tous beaucoup plus
âgés que moi.
Ma vie bascule et je rencontre des gens enrichissants, captivants et
cultivés.
Je sortais beaucoup, j'allais à toutes les premières (théâtre, danse,) j'ai
rencontré Noureïev et, à la comédie française, Jean Le Poulain et quelques
sociétaires, ect.
La plupart m'on acheté des tableaux.
Il faut imaginer la rencontre d’un jeune peintre avec pour seule culture que son propre instinct.
Avec la modernité de grands esprits :
Aragon, Duchamp, Breton, Prévert, Cocteau, Sartre, Bunuel (Dont la projection du film, Le Chien Andalou, a eut lieu dans l’atelier de Léger !) Cela a été une découverte : j’ai été choqué, ébranlé ; cela m’a donné à réfléchir sur la religion et le sens de la vie .
Il me rappelle en toute occasion que liberté et provocation sont parties lies.
La provocation est chose sérieuse qu’il faut prendre sérieusement.
Le sens de la provocation est ce qu’il y a de plus appréciable.
Avec Breton et le surréalisme, la peinture prend une autre dimension, ça devient sérieux !!
J’ai suivi Léger pendant un temps et il m’a ouvert une porte, et je suis parti dans une direction que je ne connaissais pas encore.
Mais j’avais une réalité à rencontrer."
Il m’a dit «Le monde appartient aux artistes parce qu’ils le prennent et en font quelque chose (débrouilles toi avec ça)» |
| Les œuvres de Rousseaux sont d’une présence rare, elles nous poussent à la réflexion, c’est une peinture puissante et grave dans l’esprit du quattrocento italien, mystérieuse, pleine d’une ferveur spirituelle, nous avons le sentiment de pénétrer au cœur de l’on ne sait quel secret |
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"Rousseaux est un peintre absolument éblouissant qui jette une manière d’orgasme chromatique avec sa façon impudique de se dévoiler à la face du monde.
Sa période rouge délivre une force invraisemblable, nous sommes au cœur de l’émotion, celle qui offre du bonheur. On sent un parfum d’éternité.Dans ce travail, on doit pouvoir vivre une vie entière en compagnie d’un tableau de Rousseaux et toujours y trouver son plaisir."
Jean Claude Buisson |
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« Après deux graves opérations du cœur, dues à des émanations de produits toxiques, il travaillait en usine depuis l'age de 13ans.
Sa vie n'a tenu qu’à un travail de plomberie effectué
par des virtuoses du bistouri.
L'obsession de la mort, la fragilité du cœur et enfin rouge
comme le sang, la vie!!
La couleur rouge revient souvent comme mode d'expression.
Zébrée pour la fragilité avec des incursions brunes blanches pour
mieux ressentir les battements de cette machine à vivre.
L'art et la vie, contradictoires, la matière et l'esprit, le
physique et le spirituel, le temps et l'infini.
Le regain de vie le pousse à considérer avec un enthousiasme
indéfectible et une foi très particulière en l'infinie beauté, d'une
manifestation créatrice, une sorte d'inspiration qui vient de je ne
sais où, qui marche au hasard et ne présente que l'extérieur des
choses!
C'est la raison accrochée par le génie.
Suivant une marche
nécessaire et dictée par la pensée supérieure, permettant le
passage de l'état de veille au sommeil profond à celui du rêve,
avec la possibilité de plonger dans les abîmes d'une connaissance
intemporelle!
Rousseaux a une réalité à éteindre, celle qu'il conçoit.
On ne maîtrise ni l'imprévisible, ni l'impulsion qu'une
soumission au sujet paralyse, il existe tout à la fois, ce que tout le
monde voit et ce que chacun imagine!!
Nous sommes entraînés, malgré nous, dans une sensibilisation
picturale et nous sommes imprégnés par la couleur, sans, pour
autant la définir elle même en tant que telle!
C'est une présence totale, douce et violente, une énergie
poétique.
Le tableau vit alors sa propre vie!
Le rayonnement sur l'individu, qui passe sans être conscient
de la force qui implose dans son corps; pour trouver le chemin de
la sensibilité de la vie à travers les montagnes de spiritualité,
donner du sens à l'imagination et aller vers sa propre liberté. »
M. DE SARCE . |
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